Les éditions MnemoArt publient comme premier titre, le livre « Rita Levi-Montalcini Chercheuse et femme libre »
Ruth Scheps s’entretient avec Rita Lévi-Montalcini, Prix Nobel de Médecine.
Introduction
Le livre de mes entretiens avec Rita Levi-Montalcini, paru initialement en 1994 sous le titre La science citoyenne, faisait partie de la collection « La Question », que dirigeait Émile Noël aux éditions Eshel. Sa réédition trente ans plus tard pose la question de son actualité scientifique et socio-politique : dans quelle mesure le NGF (Nerve Growth Factor) qui fut la découverte majeure de Rita Levi-Montalcini a-t-il tenu ses promesses ? Le parcours scientifique de ce Prix Nobel hors normes est-il encore susceptible de nous inspirer ? Comment nous parlent aujourd’hui ses engagements humanitaires, féministes, politiques, et ses actions tournées vers la jeunesse ? Enfin, la mémoire sans faille de son passé (le sien propre comme celui de ses ancêtres juifs) pourrait-elle nous conduire à mieux ouvrir les yeux sur les processus dramatiques qui jalonnent l’histoire présente des peuples et des nations ?
Ruth Scheps
Rita Levi-Montalcini
Chercheuse et femme libre
Ruth Scheps s’entretient avec Rita Levi-Montalcini,
Prix Nobel de médecine
Prix Nobel de médecine en 1986 pour la découverte du NGF (Nerve Growth Factor), qui lui a permis d’élucider les mécanismes de différenciation du système nerveux, Rita Levi-Montalcini demeure en Italie un symbole éthique, l’image même d’une « science avec conscience ». Une science guidée par l’intuition, et une vie gouvernée par l’exigence de solidarité et de responsabilité – valeurs que Rita Levi-Montalcini aura incarnées tout au long de sa vie.
Durant la Seconde Guerre mondiale, contrainte par les lois raciales, elle poursuit ses recherches dans un laboratoire de fortune ; dans un monde scientifique essentiellement masculin, elle est résolument féministe ; dans une société complexe, elle s’engage pour l’égalité des droits et l’éducation des jeunes.
Enfin, Rita Levi-Montalcini aura travaillé jusqu’à son dernier souffle : en 1993, elle met en évidence le mode d’action du PEA (palmitoyléthanolamide), alias « molécule du bien-être », une substance naturelle dont le rôle thérapeutique en tant qu’analgésique chronique a été confirmé depuis par des centaines de publications. Bien après son décès en 2012, à l’âge de 103 ans, son esprit continue à rayonner.
Ruth Scheps est journaliste scientifique.
Présentation complète sur https://mnemoart.org/membres/ruth-scheps/
Les éditions MnemoArt publient le livre de Tamara Landau « Le Cri muet de l’enfant enclavé ».
Tamara Landau
Le Cri muet de l’enfant enclavé – Nouvel abord des pathologies du narcissisme et de l’image du corps
Premier essai théorique sur le concept d’enclave développé par la suite dans le livre « L’impossible naissance ou l’enfant enclavé » publié en 2004 par les éditions Imago.
Au cours de ma recherche clinique sur l’origine des troubles du comportement alimentaire, mes patientes anorexiques et/ou boulimiques m’ont permis de comprendre qu’elles n’arrivaient pas à s’inscrire dans un schéma corporel. Leur incapacité d’accéder à la sensation d’avoir un corps vivant qui leur appartient trouverait son origine dans la relation de la mère gestante à son fœtus lorsque, en réaction à des angoisses de mort trop intenses, celle-ci est amenée à dénier entièrement ou partiellement sa présence.
Selon l’intensité de l’angoisse et le moment du déni de la mère au cours des trois trimestres, l’enfant va rester enclavé dans le schème fonctionnel de sa propre mère. Il pourra développer par la suite une addiction, ou une pathologie mentale et/ou somatique plus ou moins grave.
Ces patientes m’ont permis de comprendre combien il est crucial, dans la cure, de déterrer le corps vivant de l’enfant enclavé dans le désir et l’espace-temps de la mère pour le ramener à la vie et à la conscience.
Format : 14 x 21,6 cm – 346 pages – Print ISBN: 978-2-493060-10-5
sous la direction de Tamara Landau
Enclave et Négation – L’Enclave dans la clinique psychanalytique
Colloque organisé par Tamara Landau
à la Société de Psychanalyse Freudienne, Paris
Samedi 25 février 2017
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Ouvrant le colloque Enclave et négation qui s’est déroulé à la Société de Psychanalyse Freudienne, en février 2017, Tamara Landau en définit la thématique : « L’enclave est un concept spatio-temporel qui désigne la structuration inconsciente des signifiants primordiaux du sujet dans l’espace et le temps. En d’autres termes, l’enclave est le processus à travers lequel le sujet construit sa perception de soi, à savoir la sensation d’avoir un corps qui lui appartient, et le sentiment continu d’exister et d’être vivant. Mon hypothèse est que cette construction s’effectue déjà durant la vie fœtale à travers la structuration symbolique et imaginaire du système synchronique primordial des signifiants chez la mère ».
Elle ajoute : « mes observations cliniques m’ont permis d’élaborer la théorie de « l’arbre renversé » qui suppose l’existence d’une mémoire inconsciente transmise par « les mères » reliant la mère au fœtus dans un lien de « familiarité » et « d’attachement » qui serait à l’origine de l’enclave. J’ai nommé ce processus : le « schème de l’arbre renversé ».
Dans leurs contributions, Pietro Andujar et Bice Benvenuto en recherchent les similitudes chez Lacan et Dolto ; Gianluca Caldana décrit l’importance de la perception auditive durant le développement de l’enfant ; Caroline Gillier nous décrit l’enclave du point de vue de Bion, Touria Mignotte du point de vue de Winnicott. François Lamour nous en donne une illustration par un travail clinique.
Format : 14 x 21,6 cm – 90 pages – Print ISBN: 9782493060167


